Morgan Dutemple
← Tous les outils

CRO

Comparateur de page catégorie

Comparez une page catégorie/listing à deux concurrentes sur des critères SEO, UX et CRO propres à l'exploration d'un catalogue : navigation, filtres, prix, lisibilité.

Photo par Luke Chesser sur Unsplash

Grille de critères : Page catégorie / listing

Cet outil analyse la structure HTML de la page (CTA, formulaires, signaux de confiance, prix, navigation) et sa performance de chargement. Il ne peut pas mesurer un taux de conversion réel : ça nécessite le tracking propre au site analysé (Contentsquare, Hotjar, GA4...), inaccessible sur une URL tierce.

🕵️

Comment utiliser cet outil

  1. 1Entrez l'URL de votre page catégorie et jusqu'à deux concurrentes
  2. 2Lancez la comparaison
  3. 3Consultez le détail des critères qui passent ou non, avec le conseil associé

Un exemple concret

Sur une page catégorie type, l'outil relève par exemple une bonne lisibilité et des prix affichés sur chaque vignette produit, mais un nombre de liens de navigation très faible : signe possible d'un système de filtres géré uniquement en JavaScript, invisible dans le HTML brut et donc probablement peu exploité par les moteurs de recherche.

Votre page catégorie aide-t-elle à trouver le bon produit, ou à abandonner ?

Une page catégorie n'a pas à faire acheter un article précis : elle doit faire avancer le visiteur vers la bonne fiche. Ce comparateur l'oppose à deux listings concurrents sur une grille courte de six critères, centrée sur l'orientation dans le catalogue. Il lit le HTML et mesure la vitesse sur mobile, il ne suit pas les clics de vos visiteurs.

Un quart du score pour la navigation, un quart pour les CTA

La navigation et la présence d'un CTA valent chacune 25 % du score UX/CRO : à elles deux, la moitié de la note. La navigation demande au moins trois liens placés dans une balise <nav>. Vos filtres ne comptent que s'ils sont des liens à l'intérieur de cette balise : des cases à cocher dans un formulaire ou un panneau de facettes construit en JavaScript ne pèsent rien. L'outil ne détecte d'ailleurs pas les filtres en tant que tels, seulement des liens de navigation. Le CTA cache un autre piège. Une vignette cliquable dont le seul texte est le nom de l'article n'est pas un appel à l'action pour l'outil : il lui faut un libellé de sa liste, verbe comme « Découvrir » ou « Ajouter au panier », ou formule générique comme « En savoir plus ». Le critère vaut pour toute la page : un seul lien de ce type, même tout en bas du site, le valide. Un listing dont aucun lien ni bouton ne porte un tel libellé perd en revanche un quart de ses points, même si chaque produit s'ouvre parfaitement au clic.

Lire la suite

Prix, avis, données structurées : ce que cette grille regarde peu

Un seul prix détecté n'importe où sur la page suffit à valider le critère de prix, qui vaut environ 19 % : l'outil ne vérifie pas que chaque vignette en affiche un. Selon le secteur choisi, ce critère est même neutralisé, par exemple pour l'immobilier ou la formation. C'est le seul effet du champ secteur sur cette grille. Les signaux de confiance n'en font pas partie : avis et garanties n'apportent aucun point sur une page catégorie, contrairement à une fiche produit. Côté données structurées, seuls Product, Offer, Review et AggregateRating comptent. Un balisage ItemList ou BreadcrumbList, pourtant courant sur un listing, ne suffit pas. Si vos vignettes ne portent aucun Product, attendez-vous à perdre ces 12,5 %, sans que cela trahisse un défaut de la page pour l'internaute. Mieux vaut le savoir avant de comparer votre note à celle d'un concurrent qui balise chaque article.

Quand un listing paraît illisible à l'outil

La lisibilité, autre critère à 12,5 %, calcule la longueur moyenne des phrases en découpant le texte sur les points, points d'exclamation et points d'interrogation. Une grille de noms de produits et de prix sans ponctuation peut alors se fondre en une seule « phrase » très longue et dépasser la moyenne de 22 mots, alors que personne ne lit cette page d'une traite. Un échec sur cette ligne mérite un coup d'œil avant toute réécriture. Si vos produits arrivent en JavaScript ou en scroll infini, l'outil ne voit que ce que contient le HTML initial, et un bandeau peut signaler une page dépendante du JavaScript. Le score global mêle 70 % de cette note UX/CRO et 30 % de performance mobile Lighthouse. L'outil ne suit pas non plus les liens vers les fiches : la qualité des pages produit reliées au listing reste hors de son champ. Pour une ligne qui vous laisse perplexe, navigation ou lisibilité en tête, notez l'adresse de la catégorie testée et le nom du critère dans le formulaire « Un résultat difficile à interpréter ? », placé juste sous l'outil.

Questions fréquentes

Cet outil mesure-t-il un vrai taux de conversion ?

Non. Un taux de conversion réel nécessite le tracking propre au site (Google Analytics, Contentsquare, Hotjar...), inaccessible sur une URL tierce. L'outil analyse la structure de la page qui corrèle avec la conversion, sans la mesurer directement.

Que veulent dire FCP, LCP, CLS et INP/TBT ?

Ce sont les Core Web Vitals, les indicateurs que Google utilise pour évaluer l'expérience de chargement d'une page. FCP (First Contentful Paint) mesure le temps d'affichage du premier élément visible. LCP (Largest Contentful Paint) mesure le temps d'affichage du plus gros élément visible. CLS (Cumulative Layout Shift) mesure la stabilité visuelle pendant le chargement. INP (Interaction to Next Paint) mesure la réactivité réelle de la page aux interactions ; TBT (Total Blocking Time) en est l'équivalent labo.

Quelle est la différence entre PSI, Lighthouse et CrUX ?

PageSpeed Insights (PSI) est l'API Google utilisée par cet outil. Elle combine deux sources : Lighthouse, un test de laboratoire qui simule un chargement sur un appareil et un réseau standardisés, et CrUX (Chrome User Experience Report), qui agrège les mesures réelles des internautes ayant visité la page avec Chrome. Le score "Performance mobile" de cet outil vient de Lighthouse. Le bloc Core Web Vitals affiche les données CrUX quand elles existent, sinon l'estimation labo Lighthouse.

Pourquoi le bloc Core Web Vitals affiche parfois une estimation labo plutôt que des données terrain ?

CrUX ne renvoie des données que si la page a reçu un trafic Chrome suffisant sur les 28 derniers jours. En dessous de ce seuil, fréquent sur les sites à trafic modeste ou les pages récentes, aucune donnée terrain n'existe : l'outil bascule alors sur l'estimation labo Lighthouse, un test simulé plutôt qu'une mesure réelle.

Pourquoi l'indicateur devient TBT au lieu d'INP en estimation labo ?

INP mesure la réactivité réelle aux interactions des internautes : il ne peut être mesuré que sur du trafic réel, pas sur un test de laboratoire où personne n'interagit avec la page. TBT est l'indicateur labo le plus proche : il estime le temps où la page reste bloquée et incapable de répondre rapidement à une interaction.

Pourquoi la navigation compte-t-elle autant sur une page catégorie ?

Contrairement à une landing page où la navigation est une distraction, une page catégorie doit au contraire faciliter l'exploration et le filtrage : son absence est ici un vrai frein à la conversion.

L'outil détecte-t-il des filtres gérés en JavaScript ?

Non directement : l'analyse porte sur le HTML brut renvoyé par le serveur, pas sur le DOM après exécution du JavaScript. Un système de filtres entièrement dynamique peut donc apparaître comme un manque de navigation alors qu'il fonctionne bien pour l'utilisateur.

La pagination ou le scroll infini sont-ils évalués ?

L'outil ne juge pas ce choix en soi, mais un scroll infini mal implémenté peut réduire le nombre de liens de navigation détectables dans le HTML initial, ce qui peut apparaître comme un signal de navigation faible sans que ce soit toujours le cas en pratique.