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Delivery
Le mythe du planning parfait : cadrer pour l'incertitude, pas contre elle
Le planning parfait n'existe pas, et la quête du planning parfait coûte plus cher que l'incertitude qu'on essaie d'éliminer.
Le piège du planning figé
Plus un planning est détaillé tôt dans un projet, plus il devient faux vite. Le détail rassure le sponsor, mais il ne protège pas le delivery, il le rend juste plus visible quand ça dérape.
Cadrer pour absorber l'incertitude
- Détailler finement seulement les 2 à 4 prochaines semaines
- Garder le reste en jalons macro, révisés à chaque itération
- Provisionner explicitement une marge de risque, visible du sponsor, pas cachée dans les estimations
Ce que ça change en comité
Un planning honnête sur son incertitude est plus facile à défendre qu'un planning faussement précis qui finit par glisser sans explication. La confiance du client se construit sur la régularité des révisions, pas sur l'illusion de certitude initiale.
Le bon planning n'est pas celui qui prédit tout, c'est celui qui survit au premier imprévu sans perdre sa crédibilité.