Morgan Dutemple
Outils Delivery & gestion de projet

Delivery

Vérificateur de propagation DNS

Vérifiez si un enregistrement A ou AAAA a bien propagé sur plusieurs résolveurs DNS publics majeurs, et créez une alerte email envoyée à plusieurs destinataires dès que ça change ou qu'une IP cible apparaît.

Vérifie l'enregistrement A sur plusieurs résolveurs DNS publics majeurs (Google, Cloudflare, Quad9, AdGuard, Mullvad).

Comment utiliser cet outil

  1. 1Entrez le nom de domaine et choisissez le type d'enregistrement (A ou AAAA)
  2. 2Consultez le résultat par résolveur et le taux de propagation
  3. 3Optionnel : créez une alerte email, seule ou à plusieurs destinataires, pour être notifié dès que la valeur change ou qu'une IP cible apparaît

Un exemple concret

Pendant une migration d'hébergeur, l'outil montre par exemple que 2 résolveurs sur 4 voient déjà la nouvelle IP tandis que les 2 autres renvoient encore l'ancienne : propagation à 50 %, cohérent avec un TTL qui n'a pas encore expiré partout. Une alerte créée en mode "IP cible" avec 3 destinataires (le développeur, le client, le chef de projet) prévient tout le monde automatiquement dès que la propagation atteint la nouvelle IP, sans qu'il soit nécessaire de revérifier manuellement.

Lire un taux de propagation DNS sans conclure trop vite

Après un changement d'hébergement, la question est toujours la même : le nouveau serveur est-il visible partout ? Cet outil interroge plusieurs résolveurs DNS publics en même temps et compare leurs réponses. Le pourcentage obtenu mesure leur accord, ce qui n'est pas tout à fait la même chose qu'une propagation terminée.

Cinq résolveurs publics et une valeur majoritaire

L'outil envoie la même requête A ou AAAA, en DNS over HTTPS, à cinq résolveurs publics : Google, Cloudflare, Quad9, AdGuard et Mullvad. Chacun dispose de huit secondes pour répondre. Les réponses sont comparées en bloc : l'ensemble d'adresses renvoyé le plus souvent devient la valeur majoritaire, et chaque résolveur est marqué selon qu'il la partage ou non. Le pourcentage rapporte le nombre de résolveurs d'accord avec cette majorité au nombre de résolveurs qui ont effectivement répondu. Un résolveur en échec ou sans réponse sort du calcul : si deux seulement répondent et sont d'accord, l'outil affiche 100 %. Regardez donc toujours combien de résolveurs figurent en succès avant de lire le chiffre. Toutes les requêtes partent d'un même serveur, c'est un instantané de ce que voient ces cinq services, pas une mesure depuis chaque pays ni depuis le fournisseur d'accès de vos utilisateurs.

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Quand le pourcentage dit autre chose que la propagation

Premier piège : 100 % signifie que les résolveurs sont d'accord, pas qu'ils voient la nouvelle adresse. Juste après la modification, ils peuvent tous renvoyer encore l'ancienne IP. Comparez la valeur majoritaire à l'adresse attendue, c'est le vrai test. Deuxième piège, inverse : un site derrière un CDN ou un équilibrage géographique renvoie des adresses différentes selon le résolveur, ou plusieurs adresses en nombre variable. Le taux chute alors sans qu'aucune migration soit en cours, c'était le cas de google.com lors d'un test fin septembre 2026, un résultat qui varie selon le lieu et l'heure de la requête. Enfin, l'outil n'affiche pas le TTL. Cette durée, fixée dans votre zone DNS, indique combien de temps un résolveur peut garder un enregistrement en cache avant de redemander. Un résolveur qui renvoie encore l'ancienne valeur la sert souvent depuis son cache, et l'outil ne peut ni vider ce cache ni prédire l'heure exacte où il expirera.

Choisir le bon mode d'alerte

Le mode « changement » mémorise la valeur majoritaire au moment où vous créez l'alerte, puis se déclenche dès que la majorité diffère. Créez-le donc avant de modifier la zone : s'il est posé alors que la majorité voit déjà la nouvelle IP, celle-ci devient la référence et rien ne se déclenchera. Le mode « IP cible » attend qu'une adresse précise apparaisse dans la valeur majoritaire, pas chez un seul résolveur. C'est le plus sûr pendant une migration déjà lancée, pour un enregistrement A. En AAAA, Google et Cloudflare écrivent l'IPv6 en notation compressée, avec « :: », alors que Quad9, AdGuard et Mullvad l'écrivent développée : comparée telle quelle, une adresse saisie sous une forme peut ne jamais correspondre à la valeur majoritaire. La vérification automatique passe une fois par jour, le matin, et le lien de gestion permet d'en lancer une à la demande. Jusqu'à dix destinataires peuvent être ajoutés, chacun devant cliquer sur son lien de confirmation, valable sept jours. Sur mes migrations, j'inscris le client et le développeur : tout le monde reçoit la même information au même moment, et les relances par téléphone s'arrêtent. Baisser le TTL quelque temps avant la bascule réduit aussi la durée pendant laquelle les caches servent l'ancienne adresse.

Questions fréquentes

L'outil couvre-t-il autant de pays que whatsmydns.net ?

Non. whatsmydns.net s'appuie sur son propre réseau d'agents répartis dans des dizaines de pays. Cet outil interroge un nombre plus restreint de résolveurs DNS publics majeurs et indépendants (Google, Cloudflare, Quad9, AdGuard, Mullvad) depuis un point d'exécution unique. C'est suffisant pour détecter une propagation ou un changement, mais ce n'est pas une couverture géographique mondiale.

Pourquoi seulement les enregistrements A et AAAA ?

Ce sont les enregistrements les plus fréquemment vérifiés lors d'une migration d'hébergement (ils pointent vers l'IP du serveur). D'autres types (CNAME, MX, TXT) pourraient être ajoutés ultérieurement, mais ne sont pas couverts aujourd'hui.

Que se passe-t-il si je ne confirme pas l'email d'alerte ?

Rien : sans confirmation, l'adresse ne fait pas partie des destinataires actifs et ne reçoit jamais d'alerte. La confirmation par email est obligatoire pour chaque destinataire, précisément pour éviter qu'une adresse tierce reçoive des notifications qu'elle n'a pas demandées.

À quelle fréquence l'alerte est-elle vérifiée ?

Une vérification automatique passe une fois par jour. Un lien de gestion, fourni après la création de l'alerte, permet aussi de déclencher une vérification manuelle immédiate à tout moment.

L'alerte se déclenche-t-elle plusieurs fois ?

Non, une seule fois : dès que le changement ou l'IP cible est détecté, l'email est envoyé à tous les destinataires confirmés et l'alerte s'arrête. Il faut recréer une alerte pour surveiller un nouveau changement.

Le taux affiche 100 % mais mon navigateur montre encore l'ancien site, pourquoi ?

Vérifiez d'abord que la valeur majoritaire est bien la nouvelle adresse. Si c'est le cas, votre poste ne passe probablement pas par ces résolveurs publics : il utilise celui de votre fournisseur d'accès ou de votre entreprise, ainsi que le cache du système et du navigateur, qui peuvent conserver l'ancienne valeur jusqu'à expiration du TTL. Testez depuis un autre réseau, un téléphone en 4G par exemple, pour confirmer.

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